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Candidat à la présidence

Francis Gervais

Francis Gervais, avocat

Admis au Barreau du Québec en 1974, je compte 27 ans de pratique active tant au sein de contentieux qu'en pratique privée; cette expérience m'a permis de toucher à plusieurs domaines du droit mais particulièrement le droit municipal, le droit immobilier, les assurances et surtout le litige devant les tribunaux tant de droits commun qu'administratif. Francis Gervais

Mon engagement dans les activités de ma corporation a débuté au moment où j'ai participé activement à la mise en place du Barreau et du district judiciaire de Laval. Ce premier pas m'a amené par la suite à occuper respectivement les postes de bâtonnier de Laval, membre du Comité administratif du Barreau du Québec, président de l'Association des avocats et avocates de province et cette année, vice-président du Barreau du Québec.

Tout au long de ma carrière et plus particulièrement dans les derniers mois, j'ai longuement réfléchi sur l'avenir de notre profession et j'ai conclu que la santé de notre profession dépend en grande partie de la relève que nous préparons. Je participe depuis longtemps à la formation professionnelle en ayant enseigné à l'École du Barreau pendant plusieurs années et en étant, par la suite, membre, président par intérim et vice-président du Comité de la formation professionnelle; en tout temps, le Barreau a fait en sorte que la formation s'adapte à la pratique de l'heure: il faut continuer et s'assurer que la formation dispensée est conforme à la pratique du droit de ce nouveau millénaire.

Ma participation dans les activités de ma corporation m'ont permis d'avoir une bonne vision de ce qu'était notre profession, de ce qu'elle est et vers quoi elle doit tendre.

Je présente donc ma candidature au poste de bâtonnat de notre corporation sous le thème:

La continuité... et le changement

En effet, je suis d'avis qu'on ne peut mettre de côté tous les efforts qui ont été faits jusqu'à maintenant pour faire en sorte de respecter les objectifs de notre corporation tant à l'égard du public que ceux visant le bien-être de nos membres.

Toutefois, notre corporation ne peut faire preuve d'immobilisme et doit, au contraire, s'adapter aux situations changeantes et encore plus prendre l'initiative de ces changements et trouver des solutions pour les situations auxquelles nous aurons à faire face dans les mois à venir.

Lors du dépôt du Rapport sur l'avenir de la profession, notre corporation a fait figure d'avant-gardisme; il faut maintenir ce rythme et faire en sorte que les constats de l'époque s'actualisent et que les solutions soient envisagées et mises en place.

Plusieurs défis s'offrent à nous et durant la prochaine année, il nous faudra soit compléter des programmes déjà mis en place ou en initier des nouveaux qui viseront:

* l'utilisation des nouvelles technologies: il faut s'assurer que la diffusion de l'information juridique atteigne tous nos membres et que nous mettions en place des systèmes virtuels d'acquisition d'informations et que les nouvelles technologies nous servent dans nos communications.

* la modernisation de la pratique: nous devrons nous assurer que les ouvertures découlant de la mondialisation et de la globalisation nous permettent de pratiquer avec des véhicules plus modernes: devrons-nous permettre la pratique disciplinaire et si oui, sous quelles conditions? Comment devrons-nous aborder la pratique du droit alors le gouvernement nous autorisera à exercer en société par action?: il faudra mettre en place la réglementation protégeant le public mais améliorant le sort de nos membres.

* la mise à jour des services offerts: nous avons eu un succès important avec notre assurance responsabilité professionnelle; mais est-elle encore d'actualité pour la pratique du droit tel que nous l'envisageons aujourd'hui? Y a-t-il d'autres créneaux que nous devons viser? Y a-t-il d'autres services que nous pouvons offrir à nos membres?

* l'actualisation de la formation: la confiance du public à l'égard de nos membres sera maintenue dans la mesure où nous sommes en situation de démontrer que la qualité des services juridiques se perpétue et même s'améliore: pour cela, il faut s'assurer que l'on puisse fournir des programmes de formation adéquats et de fine pointe à nos membres ainsi qu'à nos futurs membres: nous ne pouvons ignorer les champs traditionnels de pratique mais non plus mettre de côté et ignorer les nouveaux créneaux qui découleront de la mise en place des nouvelles technologies, des changements sociaux tel que le vieillissement de la population ainsi que les dernières découvertes scientifiques (bioéthique, génétique, etc.).

* l'accès à la justice: nous devrons nous assurer, entre autres, que la mise en place des programmes d'assurance frais juridiques prônés depuis quelques années se matérialisent et se développent davantage.

L'importance de l'avocat

Quels que soient les domaines dans lesquels nous oeuvrons, il est important que l'on mentionne la place de l'avocat dans la société en soutenant et initiant les démarches qui feront en sorte que l'avocat et un barreau indépendant demeureront des pierres angulaires de notre société libre et démocratique.

Je suis d'avis, qu'à cet effet, il faut faire en sorte que nos membres ait un sentiment d'appartenance à leur corporation et faire en sorte que cette dernière se rapproche d'eux.

Je vous remercie donc pour le soutien que vous accorderez aux efforts que je déploierai pour la mise en place des programmes visant à réaliser ces objectifs.

Me Francis Gervais
Membre de la société d'avocats
Deveau, Lavoie & Associés (Laval)
fgervais@deveau.qc.ca