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Balises et conseils pour une conduite déontologique

Vérification fiscale, faillite et gestion de dossiers

Vérification fiscale et coopération du membre du Barreau

L’avocat ou l’avocate doit collaborer aux vérifications fiscales, mais doit protéger le secret professionnel. Le nom d’un client ou d’une cliente et les informations personnelles doivent rester confidentiels, sauf si le client ou la cliente autorise leur divulgation.

L’avocat ou l’avocate risque des reproches de son client ou de sa cliente, ou de son ordre professionnel si ces renseignements n’ont pas été protégés. L’avocat ou l’avocate doit transmettre aux autorités uniquement les renseignements utiles à la vérification, tout en respectant le secret professionnel, qui couvre tous les éléments concernant les affaires du client ou de la cliente.

Dans de telles situations, certains documents comme les relevés bancaires ou les registres comptables peuvent être fournis, mais les renseignements confidentiels doivent être caviardés. L’avocat ou l’avocate doit signaler l’existence du privilège et refuser toute divulgation non autorisée.

Le compte remis aux autorités fiscales doit inclure uniquement  :

  • la date du compte d’honoraires;
  • la date des services rendus (sans description détaillée);
  • le numéro de dossier;
  • le minutage pour chaque item;
  • le tarif horaire;
  • le montant total des honoraires;
  • le montant total des déboursés;
  • le montant des taxes (TPS et TVQ).

Faillite du cabinet versus faillite de l’avocat ou l’avocate

La faillite d’un cabinet d’avocat entraîne-t-elle la faillite personnelle de l’avocat ou de l’avocate?

Tout dépend de la structure juridique du cabinet. 

La faillite personnelle d’un membre du Barreau

La faillite d’une société en nom collectif (SENC)

La faillite d’une société en nom collectif à responsabilité limitée (SENCRL)

La faillite d’une société par actions (SPA) ou d’une personne morale sans but lucratif (PMSBL)

Conservation des dossiers fermés

Lorsqu’un avocat ou une avocate quitte un cabinet, la question qui se pose souvent est : qui doit conserver les dossiers non actifs de cet avocat ou de cette avocate? En l’absence d’une entente particulière avec le cabinet, l’avocat ou l’avocate peut partir avec ses dossiers fermés. Une demande expresse du client ou de la cliente est nécessaire pour régler la situation des dossiers actifs.  

Ces démarches assurent une transition ordonnée et respectent les articles  18 et 19 du Règlement sur la comptabilité et les normes d’exercice professionnel des avocats.

Notons que l’avocat ou l’avocate à l’emploi d’une personne physique ou morale, d’une société ou d’un organisme public et qui cesse d’exercer sa profession n’a pas à se conformer aux règles particulières de la cession de dossiers prévues au Règlement (articles  74 et suivants).